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Qui ne saute pas n'est pas francais
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La France craignait le pire. Elle a été servie. Contrairement à Christian Karembeu pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, Didier Deschamps a eu la main lourde ce dimanche à Lucerne. Les Tricolores sont tombés dans ce qu’il est convenu d’appeler «groupe de la mort» ! Le petit sourire crispé de l’ancien capitaine français suffisait à cerner la tâche qui attend la France en juin prochain : Italie, Pays-Bas, Roumanie, que du lourd.

 

Bien du plaisirÂ…

Les gens qui s'intéressent au football sont souvent comme les petits enfants. Ils jouent à se faire peur. Ainsi, avant le tirage au sort de l'Euro 2008, qui a eu lieu ce dimanche à Lucerne, l'hypothèse qui consistait à avoir un groupe infernal France, Italie, Pays-Bas, Allemagne était-elle rabâchée, à tout crin, avec cette petite voix bienveillante disant aussi : le pire n'est jamais sûr. Le pire, c'est quand même pratiquement ce qu'ont programmé aux Bleus les vieilles gloires rassemblées par l'UEFA. A l'exception de l'Allemagne, remplacée par la Roumanie, l'équipe de France s'est retrouvée plongée dans un groupe C infernal qui fera au moins une victime de prestige.

 

Elle prendra les choses dans cet ordre :

 

Lundi 9 juin 2008    Roumanie – France     à Zurich (18h00)

 

Vendredi 13 juin     France – Pays Bas      à Berne (20h45)

 

Mardi 17 juin          Italie – France à Berne (20h45)

 

L'épreuve éliminatoire probablement la plus compliquée jamais affrontée par une équipe de France.

 

Â… et bien des souvenirs

Les retrouvailles avec les vainqueurs de la finale de la Coupe du monde 2006 écrasent encore, à ce stade, toute autre information. Quatre matches de vraie compétition en moins de deux ans accentuent la rivalité ancestrale avec le voisin transalpin, déjà aiguisée par le doublé des Bleus en 1998 et 2000 (2-1 a.p. en finale de l'Euro), par la finale de Berlin (1-1, 3-5 t.a.b.) puis le double duel des qualifications pour ce même Euro 2008 (3-1, 0-0). L'Italie n'a toujours pas battu la France en 90 ou 120 minutes depuis 1978, mais la finale de la Coupe du monde reste une déchirure côté français, la fierté suprême de la Nazionale qui, malgré son unique point pris à San Siro face à la France, avait bien terminé en tête du groupe B.

 

Il faudra à la France un savoir-faire maximal pour transformer ce France - Italie en simple match de classement, comme elle avait su le faire en 2000 avec France - Pays-Bas, sommet de sa poule, qu'elle s'était permis le luxe de perdre avant de gagner le tournoi (2-3). Cette fois, en deuxième position, le duel face à l'équipe de Marco Van Basten aura une valeur décisive. Cela devient une sorte d'habitude de croiser les Oranje à l'Euro, eux qui avaient succédé à la France au palmarès en 1988. Sur les quatre dernières éditions en date, ce sera le troisième face-à-face après le quart de 1996 (0-0, 5-4 t.a.b.) et le match de 2000. Le dernier France - Pays-Bas en date reste le 0-0 amical d'avril 2004 à Rotterdam.

 

Et puis, il y a la Roumanie, promise en match d'ouverture comme en 1996, lorsqu'une tête de Christophe Dugarry avait lancé la France d'Aimé Jacquet vers la demi-finale (1-0), et que la France retrouvera en qualifications pour la Coupe du monde 2010. La Roumanie, absente des grandes compétitions depuis son quart de finale à l'Euro 2000, mais qui a terminé en tête du groupe G de qualifications devant... les Pays-Bas. Le groupe le plus relevé de la compétition va finalement opposer à nouveau des adversaires récents dans la première phase de la compétition. Des cadors, certes, mais surtout des cadors qui se connaissent bien. Sur le papier, c'est passionnant. Sur le terrain, il ne faut pas exclure des parties d'échec entre coaches parfaitement informés sur les faiblesses de l'autre. Dans un cas comme dans l'autre, ce sera du très, très haut niveau...

 

Pour les rescapés

Il viendra ensuite un quart de finale contre l'Espagne, la Grèce, la Russie ou la Suède. Ce groupe D a sa propre excentricité : il existait déjà en l'état à l'Euro 2004, avec le Portugal à la place de la Suède. L'ancien vainqueur qui a le moins de raison de se plaindre est l'Allemagne, opposée dans le groupe B à l'Autriche, la Pologne et la Croatie. Ouvert sur le papier, le groupe A aura l'honneur de lancer le tournoi, le samedi 7 juin, avec Suisse - République tchèque et Portugal - Turquie.

 

Pour rappel la finale aura lieu le 29 juin à Vienne.

 

La réaction de Domenech sur le site de fff

"Je ne suis pas particulièrement heureux de retrouver une nouvelle fois l'Italie que nous avons déjà affrontée en éliminatoires. C'est un groupe très relevé qui nous est proposé. Les Pays-Bas sont toujours difficiles à jouer et il ne faut pas oublier qu'en qualifications, ils ont été devancés par les Roumains, ce qui prouve qu'il n'y aura aucun match facile ! Tout le monde va parler des retrouvailles entre Français et Italiens mais on joue d'abord la Roumanie puis les Néerlandais. Ce dernier rendez-vous face aux Transalpins n'aura d'enjeu qu'en cas de bons résultats au préalable. Il faudra déjà se concentrer sur nos deux premiers rendez-vous et ne pas se tromper d'objectif. Toutes les équipes sont prévenues, il faudra être au top dès la première rencontre et le coup d'envoi de la phase finale. A la sortie du tirage au sort, c'est évidemment notre groupe qui a le plus attiré l'attention car on y retrouve trois anciens vainqueurs de l'épreuve (NDLR : Italie, France, Pays-Bas)."

 

 

Pour tout savoir sur lÂ’Euro 2008 :

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Le Lundi 03 Décembre 20071 commentaire(s)
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